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Vincent est un homme banal, graphiste dans une agence de pub à Lyon. Un jour, sans raison apparente, le stagiaire l'agresse aprés que Vincent se soit moqué de lui. Puis le comptable de la boite se met à le poignarder à coup de stylo, cette fois sans raison apparente. Vincent commence à se méfier de tout le monde : un seul contact visuel semble déclencher la furie de ses semblables. Est-ce lui qui s'imagine persécuté ou il y a t'il vraiment quelque chose qui cloche dans ses interactions avec les gens ? Le film laisse un instant planer le suspens, Vincent est-il en plein délire paranoïaque ou se passe-t'il vraiment quelque chose. A la question "pourquoi moi" se substitue bientôt la question "pour combien de temps j'en ai encore ?". Lorsqu'il rencontre Joachim, ex-professeur d'université devenu sans-abris, ce dernier lui explique qu'il est exactement dans la même situation, qu'il a quitté sa femme et son travail, la vie lui étant devenu impossible. Maintenant, il vit retiré du monde avec pour seul compagnon un chien. Le film est parfois un peu maladroit dans son scénario (parfois un contact visuel ne transforme pas les gens en furie sans qu'on ne sache pourquoi) et Vimala Pons, qui arrive seulement dans la seconde moitié du film est largement sous employée (mais toujours aussi lumineuse à l'écran). Le propos du réalisateur est de disserter sur notre égoïsme, chacun ne pense qu'à soit. Notre société désabusée exacerbe notre individualisme jusqu'à un paroxysme où tout le monde se bat contre tout le monde (pour survivre, se faire une place dans la collectivité...). Le salut des personnages ne peut être trouvé que dans l'isolement et la marginalisation, l'éloignement de cette civilisation qui se désagrège...
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