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<channel><title><![CDATA[CABINE FEVER - FREAK ZONE]]></title><link><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone]]></link><description><![CDATA[FREAK ZONE]]></description><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 23:24:35 +0200</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[                 captain orgazmo]]></title><link><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-captain-orgazmo]]></link><comments><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-captain-orgazmo#comments]]></comments><pubDate>Sun, 12 Jun 2016 00:50:44 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.cabinefever.com/freak-zone/-captain-orgazmo</guid><description><![CDATA[ C'est un oiseau? C'est un avion? C'est un sex-toy en costume lycra? Non, c'est Captain Orgazmo, le super-h&eacute;ros s&eacute;v&egrave;rement burn&eacute; que notre libido en berne attendait. Mais, comme Superman a la kryptonite, Orgazmo a une faille, une faiblesse cach&eacute;e: dans le secret de son &acirc;me, il est...un mormon!Il faut avoir l'esprit aussi notoirement mal tourn&eacute; que Trey Parker et Matt Stone pour oser d&eacute;poser sur le bureau d'un producteur une telle id&eacute;e [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:449px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.cabinefever.com/uploads/7/9/3/5/79350974/8242986.jpg?431" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="text-align:justify;display:block;">C'est un oiseau? C'est un avion? C'est un sex-toy en costume lycra? Non, c'est <em>Captain Orgazmo</em>, le super-h&eacute;ros s&eacute;v&egrave;rement burn&eacute; que notre libido en berne attendait. Mais, comme Superman a la kryptonite, Orgazmo a une faille, une faiblesse cach&eacute;e: dans le secret de son &acirc;me, il est...un mormon!<br />Il faut avoir l'esprit aussi notoirement mal tourn&eacute; que Trey Parker et Matt Stone pour oser d&eacute;poser sur le bureau d'un producteur une telle id&eacute;e de script. A peine boucl&eacute;e la r&eacute;alisation de leur premier long-m&eacute;trage (<em>Cannibal the musical</em>, une com&eacute;die musicale ayant pour th&egrave;me la Donner's Party, une trag&eacute;die nationale au cours de laquelle des pionniers se sont entred&eacute;vor&eacute;s dans les Montagnes Rocheuses), et pas encore rendus mondialement c&eacute;l&egrave;bre comme auteurs de la s&eacute;rie <em>South Park</em>, voil&agrave; qu'une nouvelle id&eacute;e insane germe dans leur esprit malade: "Et si on racontait l'histoire d'un mormon &eacute;gar&eacute; &agrave; Hollywood et contraint d'int&eacute;grer &agrave; son corps d&eacute;fendant le milieu du porno californien pour payer son futur voyage de noce avec sa fianc&eacute;e?- G&eacute;nial, mais j'ai mieux: et si c'&eacute;tait vrai? Si le r&ocirc;le de super Sex-Machine qu'il tient dans les pornos devenait r&eacute;alit&eacute;? -Oui, mais comment?- Je sais pas, moi...collons-lui un comparse genre Robin dans Batman, on en fait un g&eacute;nie de la physique que son addiction au sexe confine dans le monde du X, et qui a invent&eacute; pour de bon tous les gadgets qu'on voit dans ses films! -Comme le rayon &agrave; orgasme? -Oui! Et on l'appelle comment?...-Ben...l'Orgasmotron, non? -Vendu! Mais apr&egrave;s? -Ben il devra d&eacute;fendre la veuve (poignet) et l'orphelin contre les plans machiav&eacute;liques d'un SuperVillain libidineux.-Et tu verrais qui? -Son ignoble producteur, tiens! -Waouh, je crois qu'on tient l'Oscar...!"<br />Bon, &ccedil;a ne s'est peut-&ecirc;tre pas pass&eacute; exactement comme &ccedil;a, mais le r&eacute;sultat est l&agrave;: ils l'ont fait. Comme deux sales gosses , les voil&agrave; qui reprennent un &agrave; un tous les clich&eacute;s de l'univers des Comics, et en particulier ceux propres &agrave; la g&eacute;n&egrave;se d'un super-h&eacute;ros (vous les connaissez tous , Hollywood ne produit plus que &ccedil;a) pour les passer &agrave; la moulinette anarcho-dada&iuml;ste de leur mauvais esprit, un peu comme si Russ Meyer et Harvey Kurtzman s'&eacute;taient piqu&eacute;s de faire un film de super-h&eacute;ros; pas le genre &agrave; trouver sa place chez Marvel ou DC comics!<br />Voil&agrave; pourquoi on y trouvera p&ecirc;le-m&ecirc;le des m&eacute;chants diaboliques de cartoon, des hommes de mains aussi incomp&eacute;tents que ch&acirc;ti&eacute;s dans leur vocabulaire (le fameux "Oh, le m&eacute;chant!), un mormon qui fait du karat&eacute; (Trey Parker himself), une fianc&eacute;e ing&eacute;nue qui explose tous les records de niaiserie ( &agrave; c&ocirc;t&eacute; d'elle la femme de Popeye c'est Simone de Beauvoir), un Villain (avec deux L) p&eacute;tomane (hum), un inventeur de g&eacute;nie qui porte un casque &agrave; pointe pour le moins original, un japonais m&eacute;lancolique, un photographe de plateau (Matt Stone affubl&eacute; d'une moumoute d&eacute;fiant toute tentative de description) &agrave; l'identit&eacute; sexuelle mal affirm&eacute;e, et pleins d'autres insanit&eacute;s dont on aurait honte de rire si nous n'&eacute;tions pas entre gens du m&ecirc;me monde...<br />Parodie jouissive et potache -encore tr&egrave;s proche de l'esprit d&eacute;bilobord&eacute;lique qui caract&eacute;risait les productions Troma dans lesquelles ils d&eacute;but&egrave;rent- de deux univers aussi codifi&eacute;s qu'&eacute;trangers l'un &agrave; l'autre, <em>Captain Orgazmo</em> se con&ccedil;oit comme l'&eacute;pisode-pilote d'une s&eacute;rie inconcevable &agrave; la t&eacute;l&eacute; am&eacute;ricaine, et se cl&ocirc;t sur une fin ouverte qui laisse &agrave; ses ouailles &eacute;perdues l'espoir insens&eacute; d'un retour possible. Alors, tous ensemble communions dans sa v&eacute;n&eacute;ration: "Orgazmo...Santo Subito!"<br /><br /><br /><br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[                 turkish star wars]]></title><link><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-turkish-star-wars]]></link><comments><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-turkish-star-wars#comments]]></comments><pubDate>Sat, 11 Jun 2016 23:54:34 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.cabinefever.com/freak-zone/-turkish-star-wars</guid><description><![CDATA[ Turkish Star Wars, de Cetin Inan&ccedil;, avec Cuneyt Arkin, des monstres en peluches, des mannequins en mousse et des stok-shots de Star Wars1982, 90mn, Turquie, vid&eacute;o. VOSTFRSon nom de bapt&egrave;me est "Dunyayi kartaran adam", ce qui peut se traduire par "l'homme qui va sauver le monde", mais il est mondialement connu sous le titre de Turkish Star Wars, TSW pour les initi&eacute;s qui prononcent ces trois lettres d'un air entendu. Plus qu'un nom de code, un s&eacute;same, la porte d' [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:8px'></span><span style='display: table;width:366px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:20px;*margin-top:40px'><a><img src="http://www.cabinefever.com/uploads/7/9/3/5/79350974/4490779.jpg?348" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="text-align:justify;display:block;">Turkish Star Wars, de Cetin Inan&ccedil;, avec Cuneyt Arkin, des monstres en peluches, des mannequins en mousse et des stok-shots de Star Wars<br />1982, 90mn, Turquie, vid&eacute;o. VOSTFR<br /><br /><br /><br /><br />Son nom de bapt&egrave;me est "Dunyayi kartaran adam", ce qui peut se traduire par "l'homme qui va sauver le monde", mais il est mondialement connu sous le titre de Turkish Star Wars, TSW pour les initi&eacute;s qui prononcent ces trois lettres d'un air entendu. Plus qu'un nom de code, un s&eacute;same, la porte d'entr&eacute;e vers un cin&eacute;ma d&eacute;finitivement pas de ce monde, ni d'aucuns autres! Vous qui vous appr&eacute;tez &agrave; vous initier aux arcanes d'un cin&eacute;ma r&eacute;solument fou &agrave; lier, abandonnez toute esp&eacute;rance (Ah, et accrochez votre cerveau au porte-manteau, vous n'en aurez plus besoin, pas plus que du respect de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle d'ailleurs...).<br /><br />En guise de mise en bouche, et histoire de ne pas vous prendre en tra&icirc;tre, le film s'ouvre sur une sc&egrave;ne d'exposition qui accomplit l'exploit d'&ecirc;tre &agrave; la fois la plus exhaustive et la plus incompr&eacute;hensible de l'histoire du Space Opera: Int&eacute;gralement pomp&eacute;e sur Star Wars premier du nom, nous voil&agrave; tenu de croire que dans le futur lointain, la terre a explos&eacute; en centaines de morceaux mais sur lequels les terriens vivent toujours, prot&eacute;g&eacute;s des menaces d'outre espace par une barri&egrave;re de cerveaux; c'est ce qu'&agrave; bien compris l'ignoble Empereur Ming local qui cherche &agrave; capturer des humains pour leurs d&eacute;rober leur cervelle (un peu comme au spectateur) afin de devenir Maitre du Moooonde bien s&ucirc;r; le fait qu'il soit d&eacute;j&agrave; maitre de la galaxie par ailleurs et donc assez peu concern&eacute; &agrave; priori par la possession de miettes d'un plan&egrave;te explos&eacute;e ne doit pas vous troubler: les empereurs intersid&eacute;raux c'est comme &ccedil;a, &ccedil;a a une r&eacute;putation &agrave; d&eacute;fendre, soit on le fait &agrave; fond soit on prend sa retraite sur Dagoba. Bref, face &agrave; cette horrible menace, comment les terriens hagards et harcel&eacute;s par des hordes de Stressos en mousse et de monstres sortis tout droit du cauchemar &eacute;thylique d'un sc&eacute;nariste de "1, rue S&eacute;same" pourront-ils s'en sortir? Heureusement, la Providence qui passait par l&agrave; fait s'&eacute;craser au sol deux vaisseaux spatiaux pilot&eacute;s par l'&eacute;lite des d&eacute;fenseurs de la Terre (qui a explos&eacute;, je vous le rappelle): des Turcs, nom de pipe!<br /><br />Prenant fait et cause pour les habitants tourment&eacute;s d'un rocher spatial qui ressemblre furieusement &agrave; la Cappadoce, ils vont mettre une pile &agrave; toute une bande de malandrins tous plus laids et b&ecirc;tes les uns que les autres, s'entrainer &agrave; devenir des supermen avec force exercice de talochage de rocher &agrave; mains nus et sauts en trampolines qui sont une sp&eacute;cialit&eacute; de l'acteur principal Cuneyt Arkin, l'Alain Delon d'Istanbul, avant d'aller d'affronter le boss de fin de niveau arm&eacute;s d'une &eacute;pee magique en carton et de gants Mappa qui rendent invincibles, le tout assembl&eacute; par un monteur &eacute;pileptique et mix&eacute; par Barbe Noire le pirate, pillant &agrave; la vol&eacute;e "Indiana Jones" ou "Flash Gordon".<br /><br />R&eacute;v&eacute;l&eacute; au grand public par le travail acharn&eacute; d'un certain site internet vou&eacute; corps &amp; &acirc;me &agrave; l'&eacute;dification des masses par l'apologie des "mauvais films sympathiques", TSW, c'est d'abord une l&eacute;gende urbaine, un mythe, connu des seuls sp&eacute;cialistes de bizarrreries filmiques, un film jamais distribu&eacute; en France puisque destin&eacute; au seul march&eacute; int&eacute;rieur turc, un objet maudit qui circulait dans le milieu interlope des contrebandiers et des bootleggers approvisonnant le march&eacute; underground en bandes vid&eacute;os venus des terrae incognitae de la cin&eacute;philie bisseuse sur des supports inf&acirc;mes, VHS ripp&eacute;es, DVD-R en cradovision, voire screeners film&eacute;s directement sur un &eacute;cran t&eacute;l&eacute; , jusqu'&agrave; l'arriv&eacute; des r&eacute;seaux peer to peer qui ont permis en toute ill&eacute;galit&eacute; de d&eacute;couvrir ce joyau brut de dix-mille carats. C'est malhonn&ecirc;te? Moins que le film, dont la brutalit&eacute; de soudard avec laquelle il maltraite la notion de copyright lui a ferm&eacute; les portes de toute exploitation commerciale de notre c&ocirc;t&eacute; du Bosphore.<br /><br />TSW, c'est LE poid lourd, le Mike Tyson du nanar, celui qui non content de vous mettre KO debout au premier uppercut, va continuer &agrave; vous ass&eacute;ner moults horions pendant toute la dur&eacute;e du match, et qui dans la foul&eacute;e vous arrache une oreille en prime, histoire de vous montrer qui c'est le patron.<br /><br /><br /><br /><br /><br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[                          visitor q]]></title><link><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-visitor-q]]></link><comments><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-visitor-q#comments]]></comments><pubDate>Mon, 06 Jun 2016 21:47:43 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.cabinefever.com/freak-zone/-visitor-q</guid><description><![CDATA[ Visitor Q(Bijita Q)de Takashi Miike, avec Kenichi Endo,Shungika Ushida, Kazuchi Watanabe,Jun Mut&ocirc;.2002, 84 mn, vid&eacute;o (DV)Interdit aux moins de 16 ans.Une famille dysfonctionnelle, hant&eacute;e par des pulsions interdites, s'enfon&ccedil;ant dans l'autodestruction avant d'en ressortir m&eacute;tamorphos&eacute;e et r&eacute;dim&eacute;e par l'apparition th&eacute;ophanique d'un myst&eacute;rieux visiteur, &ccedil;a ne vous rappelle rien? Les premiers de la classe qui ont r&eacute;p [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:362px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.cabinefever.com/uploads/7/9/3/5/79350974/8014375.jpg?344" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="text-align:justify;display:block;">Visitor Q<br />(Bijita Q)<br />de Takashi Miike, avec Kenichi Endo,Shungika Ushida, Kazuchi Watanabe,Jun Mut&ocirc;.<br />2002, 84 mn, vid&eacute;o (DV)<br />Interdit aux moins de 16 ans.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />Une famille dysfonctionnelle, hant&eacute;e par des pulsions interdites, s'enfon&ccedil;ant dans l'autodestruction avant d'en ressortir m&eacute;tamorphos&eacute;e et r&eacute;dim&eacute;e par l'apparition th&eacute;ophanique d'un myst&eacute;rieux visiteur, &ccedil;a ne vous rappelle rien? Les premiers de la classe qui ont r&eacute;pondu imm&eacute;diatement "Th&eacute;or&egrave;me" sans lever le doigt vont au coin avec un bonnet d'&acirc;ne, parce qu'on est pas au Cin&eacute;ma de Minuit de Patrick Brion, ici, mais dans la Freak Zone. Les sales gosses qui ont gard&eacute; leur doigt dans leur nez en ricanant ont gagn&eacute; le droit de revoir le film -que je ne qualifierai pas de culte tant l'expression a &eacute;t&eacute; galvaud&eacute;e- de Takashi Miike: "Visitor Q".<br />Imaginez le chef-d'oeuvre de Pasolini d&eacute;pouill&eacute; de ses oripeaux th&eacute;ologiques au profit de la seule &eacute;tude de cas d'une famille de sociopathe, dont la logique autodestrutrice serait pouss&eacute;e &agrave; l'extr&egrave;me, et m&ecirc;me au del&agrave;, et vous aurez une vague id&eacute;e de ce que vous allez subir &agrave; la vision de "Visitor Q", dont l'auteur, il faut bien le dire, se contrefout de la m&eacute;taphysique catholique comme de sa premi&egrave;re cuite au sak&eacute;. Et &agrave; la diff&eacute;rence de Pasolini, qui introduisait un &eacute;l&eacute;ment perturbateur dans une famillle "apparemment" heureuse et &eacute;quilibr&eacute; pour en r&eacute;v&eacute;ler les failles et les confronter &agrave; leur v&eacute;rit&eacute; int&eacute;rieure, la famille de "Visitor Q" est d&egrave;s le d&eacute;part compl&egrave;tement barr&eacute;e.<br />Vous avez l'estomac bien accroch&eacute;, on va voir &ccedil;a tout de suite. Soit un nucleus familial arch&eacute;typal: le p&egrave;re, la m&egrave;re, le fils et la fille. Identifiez les probl&egrave;mes: le p&egrave;re est un journaliste rat&eacute; humili&eacute; par ses patrons, la fille se prostitue, la m&egrave;re est h&eacute;ro&iuml;nomane et le fils la t&ecirc;te de turc de son &eacute;cole; ensuite brisez les tabous les plus profond&eacute;ment enracin&eacute;s dans l'inconscient collectif: faites coucher le p&egrave;re avec la fille, la m&egrave;re se faire tabasser par le fils. Enfin introduisez un &eacute;l&eacute;ment perturbateur, le facteur X, d&eacute;nomm&eacute; dans cette &eacute;quation Q, pour pousser ces &eacute;l&eacute;ments au paroxysme du chaos. Et maintenant, observez les ravages.<br />Ca n'a l'air de rien sur le papier mais le film de Miike prend litt&eacute;ralement au tripes du d&eacute;but &agrave; la fin: Ultra-violence, inceste, viol, n&eacute;crophilie, Miike ose tout, du plus drolatique au plus insoutenable, et ce d&egrave;s l'ouverture. Vous voil&agrave; pr&eacute;venus.<br />Tourn&eacute;e dans l'urgence en cinq jours et en DV avec une &eacute;nergie et une inventivit&eacute; digne d'un Ken Russel (ou d'un Russ Meyer), le film d&eacute;livre une vision unique de la psych&eacute; nippone et de son univers fantasmatique. Rien que pour la sc&egrave;ne de la m&egrave;re donnant le sein au p&egrave;re et la fille dans une r&eacute;int&egrave;rpr&eacute;tation totalement novatrice de la traditionnelle pi&eacute;ta, ce film m&eacute;riterait d'&ecirc;tre vu. Vous en sortirez scandalis&eacute;, &eacute;coeur&eacute;, furibard ou hilare, mais dans tous les cas pas indemnes.<br />Et quand on pense que ce film lui a &eacute;t&eacute; commissionn&eacute; dans le cadre d'une s&eacute;rie de films sur le th&egrave;me de l'amour, on y regardera &agrave; deux fois avant de proposer la botte aux touristes nippones qui se font photographier devant la tour Eiffel...<br /><br /><br /><br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[                      team america]]></title><link><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-team-america]]></link><comments><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-team-america#comments]]></comments><pubDate>Mon, 06 Jun 2016 21:46:18 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.cabinefever.com/freak-zone/-team-america</guid><description><![CDATA[ Team America (2005) 1H37, &eacute;crit et r&eacute;alis&eacute; par Trey Parker &amp; Matt Stone, avec Trey Parker, Matt Stone, Phil Hendrie, Kristen Miller.Vous vous souvenez des Thunderbirds, la s&eacute;rie anim&eacute;e de SF des ann&eacute;es 60 dans laquelle des jeunes gens aux commandes d'armements futuristes sauvaient la Terre dess mille et un dangers qui mena&ccedil;ait le monde libre? Et maintenant, vous imaginez ce que cette s&eacute;rie bien pensante et bon enfant serait devenu entr [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:426px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.cabinefever.com/uploads/7/9/3/5/79350974/1765984.jpg?408" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;">Team America (2005) 1H37, &eacute;crit et r&eacute;alis&eacute; par Trey Parker &amp; Matt Stone, avec Trey Parker, Matt Stone, Phil Hendrie, Kristen Miller.<br /><br /><span></span><br /><br /><span></span>Vous vous souvenez des Thunderbirds, la s&eacute;rie anim&eacute;e de SF des ann&eacute;es 60 dans laquelle des jeunes gens aux commandes d'armements futuristes sauvaient la Terre dess mille et un dangers qui mena&ccedil;ait le monde libre? Et maintenant, vous imaginez ce que cette s&eacute;rie bien pensante et bon enfant serait devenu entre les pattes d'un escogriffe comme Jerry Bruckheimer? Oui, je sais, &ccedil;a fout les jetons, mais rassurez-vous, je ne mentionne pas la p&eacute;nible Z&egrave;derie sortie en 2005 sous le titre &eacute;ponyme o&ugrave; Ben Kingsley finissait de torpiller sa carri&egrave;re, mais le splendide attentat &agrave; la b&eacute;tise perp&eacute;tr&eacute; par les Sacco &amp; Vanzetti d'Hollywood (mais vous les aviez d&eacute;j&agrave; reconnu si avez lu le chapeau): Parker &amp; Stone.<br /><span></span>Soit donc une bande de jeunes am&eacute;ricains bien propre sur eux, tous membres d'une organisation secr&egrave;te destin&eacute;e &agrave; sauver le monde des attaques terroristes de l'Axe du mal: ils sont beaux, ils sont blancs, ils trouvent tout &agrave; fait normal que l'Am&eacute;rique domine le monde et encore plus naturel d'aller botter le cul des malandrins qui auraient l'id&eacute;e farfelue de contester cette h&eacute;g&eacute;monie &agrave; coup de bombes, quitte &agrave; atomiser dans leur enthousiasme enfantin tout ce qui se trouve dans un rayon de quinze kilom&egrave;tres autour de leur cibles. Mais lorsqu'ils apprennent que Kim Jong Il doit livrer des armes de destructions massives &agrave; des groupes d'islamistes enrag&eacute;s, leur mentor prend LA mauvaise d&eacute;cision. Pour infiltrer les barbus, il fait appel &agrave; la pire engeance qui se puisse concevoir: un acteur hollywoodien...<br /><span></span>A partir de l&agrave;, le jeu de massacre ne cesse plus et tout le monde en prend pour son grade: les films d'actions bourrins au montage &eacute;pileptique et au sc&eacute;nario &eacute;tique (Michael Bay au poteau!), la bonne conscience moralisatrice de l'occident en g&eacute;n&eacute;ral et du show business en paticulier, les bellicistes arrogants et les pacifistes aveugles, l'hypocrisie du politiquement correct, j'en passe et des plus aga&ccedil;ants, tout y (tr&eacute;)passe dans un roboratif et salvateur &eacute;clat de rire, et on se dit qu 'un film qui casse aussi joyeusement son jouet pour une aussi juste cause devrait etre nomin&eacute; non pas aux Oscars que nos comp&egrave;res vomissent, mais au Nobel de la paix!<br /><span></span> <br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[                         STAR CRASH]]></title><link><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-star-crash]]></link><comments><![CDATA[http://www.cabinefever.com/freak-zone/-star-crash#comments]]></comments><pubDate>Mon, 06 Jun 2016 21:44:52 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.cabinefever.com/freak-zone/-star-crash</guid><description><![CDATA[ Le lieu du crime:Cinecitta, 1978; la victime: un jeune cin&eacute;aste californien qui vient de faire un carton mondial avec son film de SF pour ados; le suspect: Lewis Coates (prononcez Luigi Cozzi). Relevant cr&acirc;nement un d&eacute;fi que personne ne lui lan&ccedil;ait, le brave soldat Cozzi met en chantier son remake de Starwars (et oui!)en appliquant les r&egrave;gles d&eacute;finies depuis les ann&eacute;es 50 par l'industrie du divertissement transalpin: un budget serr&eacute;, un sc& [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.cabinefever.com/uploads/7/9/3/5/79350974/4996504_orig.jpg" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><font><font size="4"><span>Le lieu du crime:Cinecitta, 1978; la victime: un jeune cin&eacute;aste californien qui vient de faire un carton mondial avec son film de SF pour ados; le suspect: Lewis Coates (prononcez Luigi Cozzi). Relevant cr&acirc;nement un d&eacute;fi que personne ne lui lan&ccedil;ait, le brave soldat Cozzi met en chantier son remake de </span><em><span>Starwars</span></em><span> (et oui!)en appliquant les r&egrave;gles d&eacute;finies depuis les ann&eacute;es 50 par l'industrie du divertissement transalpin: un budget serr&eacute;, un sc&eacute;nario-d&eacute;calque, une pellet&eacute;e d'acteurs inconnus agr&eacute;ment&eacute;e d'une ou deux stars pour les ventes &agrave; l'export, des techniciens aussi dou&eacute;s que durs &agrave; la t&acirc;che, et le tour est jou&eacute;, non? </span></font></font><br /><span></span><br /><br /><span></span><font><font size="4">Et bien non. </font></font><br /><span></span><br /><br /><span></span><font><font size="4"><span>Ni la musique ronflante sign&eacute;e John Barry, ni les d&eacute;cors en carton-p&acirc;te, ni les effets sp&eacute;ciaux &agrave; base de maquettes grotesques mal &eacute;clair&eacute;es, de rayons lasers gratt&eacute;s &agrave; m&ecirc;me la pellicule et de maquillages de mardi-gras, ni le sc&eacute;nario qui louche autant sur </span><em><span>Starwars</span></em><span> que sur </span><em><span>Flash Gordon</span></em><span>, ni les dialogues &agrave; se taper sur les cuisses d'idiotie, ni surtout le casting n'arrivent &agrave; sauver le film du ridicule. A relire la phrase qui pr&eacute;c&egrave;de, on se demande bien pourquoi. En revanche, on comprendra mieux pourquoi trente ans apr&egrave;s il fait toujours autant rire. </span></font></font><br /><span></span><br /><br /><span></span><font><font size="4">Pourtant Caroline Munroe en pin-up de l'espace, c'est quand m&ecirc;me plus glamour que Chewbacca, non? Et Christopher Plummer pensant &agrave; son tiers provisionnel pendant qu'il d&eacute;clame ses sentences aussi pompeuses que pompantes, c'est autre chose que les aphorismes du p&egrave;re Yoda! Et Marjoe Gortner, avec sa coupe boucle-d'or, son sourire de ravi de la cr&egrave;che et ses super-pouvoirs sortis de nulle part , il est autrement plus charismatique qu'Harrrison Ford! Qui n'a pas vu Joe Spinell avec son costume de m&eacute;chant de l'espace achet&eacute; en solde &agrave; Babou partir d'un rire m&eacute;phistoph&eacute;lique en fomentant ses plans diaboliques pour devenir le maitre de l'univers ne sait pas ce que c'est qu'un cabotin.</font></font><br /><span></span><br /><br /><span></span><font><font size="4"><span>Film pour grands enfants r&eacute;alis&eacute; avec la foi du charbonnier mais plomb&eacute; par une esth&eacute;tique kitschissime qui le hisse au niveau de l'horrible </span><em><span>Flash Gordon</span></em><span> de Michael Hodges, </span><em><span>Starcrash</span></em><span> demeure le t&eacute;moignage h&eacute;ro&iuml;que de la fin d'un certain cin&eacute;ma de genre. On peut assister au naufrage la mine d&eacute;confite ou bien prendre plaisir au spectacle en se calant dans son fauteuil un sourire narquois aux l&egrave;vres. Mais si vous &ecirc;tes l&agrave;, &ccedil;a n'est pas pour sortir vos mouchoirs.</span></font></font><br /><span></span><br /><br /><span></span><br /><br /><span></span> <br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item></channel></rss>