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par Innana Ivert Fossoyeuse de mère en fille, une jeune femme qui sent donc le cadavre aspire à rencontrer le grand amour. Au cours de l’enterrement d’une diva, son rêve devient enfin réalité quand elle tombe en extase devant le frère de la morte (et réciproquement). Malheureusement, ce dernier se noit et à la manière du baron Frankenstein, elle fait tout pour le ramener à la vie Tourné en 16mm, format peu courant, en 16 jours et pour le ridicule budget de moins de 350 000$, Dead lover est une pièce de théâtre filmée, réutilisant les trois mêmes acteurs pour tous les rôles, des marins à la diva, en passant par le défunt amoureux transi, seul leur maquillage (grimage même) permet de comprendre qui est qui. Ça donne un aspect très DIY (volontaire) au film. De même, les décors épurés (les acteurs sont souvent filmés sur juste un fond noir) donnent ce rendu particulier home-made. Ça n’empêche pas le film d’être très bon, bourré de gags hilarants et de situations ubuesques à la slap-stick comédie. La réalisatrice (devant et derrière la caméra) dit s’être autant inspirée du roman de Mary Shelley que des films de Mel Brooks ou des Monty Python, rajoutant sa patte féminine et féministe.
On suit avec grand plaisir sa fossoyeuse tenter par tous les moyens de réanimer son chéri dans cette love story combinant grotesque et loufoquerie.
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